2023-02-04

Forum régional pour le développement d'un projet de stratégie régionale et du plan d'action pour la prévention et lutte contre les discours de haine en Afrique Centrale

Forum régional pour le développement d'un projet de stratégie régionale et du plan d'action pour la prévention et lutte contre les discours de haine en Afrique Centrale | REPONGAC - Réseau des Plate-formes des ONG de l'Afrique Centrale

« Faire face aux discours de haine ne consiste pas à limiter ou à interdire la liberté d’expression, mais à empêcher que ces discours n’en viennent à prendre des proportions plus dangereuses, notamment sous la forme de l’incitation à la discrimination, à l’hostilité et à la violence, ce que le droit international interdit »

Les Présidents et représentants des organes de régulation de la communication et des médias en Afrique centrale, des Responsables des Organisations de la Société Civile, des leaders religieux, réunis du 21 au 24 juin 2022 à l’hôtel Pullman de Kinshasa, en République Démocratique du Congo (RDC), dans le cadre du Forum consacré à l’élaboration et à l’adoption d’un projet de stratégie régionale et du plan d’action pour la prévention et la lutte contre les discours de haine dans les supports de communication écrite, audiovisuelle et numérique en Afrique centrale

 

Le REPONGAC à travers la COPAC (la Coalition des Organisations de la Société Civile pour la Paix et la Prévention des Conflits en Afrique Centrale) a participé à ce Forum.

Sous le haut patronage du Président de la République, Président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), pour sa disponibilité et son soutien aux initiatives nationales et régionales visant à prévenir et réprimer les discours de haine, dans toutes leurs formes. Forum organisé par le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) et la CEEAC avec l’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RCA (MINUSCA), du Centre des Nations Unies pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique centrale, du Bureau de l’UNESCO pour l’Afrique centrale, du Bureau de la Conseillère spéciale du Secrétaire général de l’ONU pour la prévention du génocide et la responsabilité de protéger (OSAPG), de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) et  du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme en RDC. 

 

Ce Forum se tient quelques jours après la célébration de la toute première Journée mondiale de la lutte contre les discours de haine, qui a eu lieu le 18 juin. Elle a été instituée par la résolution A/RES/75/309 de l'Assemblée générale sur la « Promotion du dialogue interreligieux et interculturel et de la tolérance dans la lutte contre les discours de haine », laquelle marque une étape importante dans l'avancement des efforts visant à traiter et à contrer les discours de haine dans le monde.

Il s’agit aussi d’une contribution aux efforts déployés aux niveaux local, national, régional et mondial en tenant compte de la Stratégie et du Plan d'action des Nations Unies pour la lutte contre les discours de haine. Nous sommes en face d’un phénomène mondial qui a augmenté ces dernières années, notamment en raison de l'utilisation croissante des médias sociaux et en lien avec la pandémie de COVID-19. 

 

Il constitue une menace pour les valeurs démocratiques, la stabilité sociale et la paix. L’Afrique Centrale n’en est pas épargnée. Elle est confrontée à la résurgence et à l’enracinement des discours incitatifs à la haine et à l’hostilité qui divisent les peuples et entrainent des régions entières dans la violence et le chaos. Ses effets sont dévastateurs et délétères. Plusieurs exemples continuent à marquer nos mémoires et à interpeller la conscience collective.

 

Ces dérives sont le couronnement d’un processus qui trouve sa source dans des contentieux non résolus, des préjugés, des injustices et des frustrations. De nombreux acteurs, dont les responsables politiques et des professionnels des médias, jouent un rôle négatif dans ce processus, notamment en excellant dans la diffusion et la propagation de messages incitatifs à la haine, à la violence et à l’hostilité. Cette situation, qui atteint généralement de proportions inquiétantes en période électorale, indique que les discours de haine sont profondément ancrés dans les consciences, même lorsqu’ils demeurent inexprimés.

 

Ils nécessitent donc une vigilance permanente et une mobilisation de tous pour opposer à ces discours, des discours de tolérance, de vivre-ensemble et de retenue ; pour instaurer des mécanismes de prévention multidimensionnels et inclusifs ; et pour renforcer les mesures dissuasives et répressives des cadres légaux.

La Coordination Régionale du REPONGAC