2025-09-24

Echange de bonnes pratiques en matière de LTA

Echange de bonnes pratiques en matière de LTA | REPONGAC - Réseau des Plate-formes des ONG de l'Afrique Centrale

PRÉSENTATION REPONGAC Le REPONGAC, réseau des  plates-formes nationales d'ONG en Afrique centrale est  Fondé en mars 2008,  il est reconnu officiellement  par  le gouvernement de la RDC en 2011, qui lui a accordé  la personnalité juridique  N° 565/CAB/MIN/J&DH/2011 DU 24 OCTOBRE 2011     en qualité d'association à but non lucratif. Son siège social est établi à Kinshasa en République Démocratique du Congo. Le REPONGAC est une coalition  sous régionale d'organisations  de la société civile d’Afrique Centrale et  qui  compte plus de 1 200 membres d'ONG regroupés en 10 plateformes membres nationales dans 10 pays d'Afrique centrale ( Angola, Burundi, Cameroun, Congo, Centrafrique, Gabon, République Démocratique du Congo, Rwanda, République Démocratique de Sao Tome et principe et Tchad).   La mission  principale de REPONGAC  est  le Renforcement de la Société civile  en Afrique Centrale, afin de contribuer  à relever les défis de gouvernance en matière  de légitimité, de transparence et de redevabilité, en matière de paix et de prévention des conflits et enfin de rétrécissement de l’espace civique à travers:  -L’organisation des Ateliers de renforcement des capacités ; -L’organisation des Campagnes de sensibilisation, des journées portes ouvertes -L’animation des  émissions à la radio et à la télévision nationale -Plaidoyer et lobbying au niveau sous régional ; -Le plaidoyer et le lobbying au niveau national est mené par les plateformes nationales. -L’élaboration assistée de la radioscopie de chaque plateforme nationale   Conscient de la complexité des problèmes d’un monde en mutation plein des défis qu’on ne peut régler seul ; le REPONGAC a décidé d’adhérer dans la famille AGNA en 2015.   Le REPONGAC fournit aux OSC membres des modules de formation ; des codes d’éthique ; des manuels des procédures administratifs, financiers et matériels et logistique leur permettant ainsi d’adopter de meilleurs pratiques  de gouvernance, de redevabilité, d’alerte précoce en matière de conflits et de rétrécissement de l’espace civique  dans toute la sous-région. Les bénéficiaires finaux des actions du REPONGAC et des membres nationaux sont les populations pauvres encadrées par les membres des membres.   Le REPONGAC fait de l’encrage national, sa pièce maîtresse pour le développement de sa santé et de ses dynamiques de travail. En effet, c’est de l’encrage national qu’il s’assure qu’il est légitime vis-à-vis des partenaires de la société civile et des autorités publique et des donateurs, son agenda de travail est basé sur les défis des pays membres, l’appropriation des plateformes nationales par leurs membres est une garantie qui lui rassure sa performance, la bonne gouvernance des plateformes nationales rassure aussi la bonne gouvernance du réseau repongac en mettant l’accent sur la légitimité, la Transparence et la Redevabilité ; il puise de ses experts en se servant de l’expertise local issu des plateformes nationales. Aujourd’hui, nous vivons dans un monde en mutation avec plusieurs défis. Les nations, les groupes sociaux, les individus s’isolent les uns des autres. La plupart de ces défis sont liés à la mauvaise gouvernance : la légitimité, la transparence et la redevabilité. On peut alors s’interroger sur le rôle que pourrait jouer les organisations de la société civile. Pour faire face à cette situation, le Repongac a inscrit la thématique LTA parmi ses priorités jouant ainsi le rôle de meneur dans la sous-région d’Afrique centrale. Il organise des activités de renforcement des capacités, de sensibilisation, des campagnes publiques, de plaidoyer et de lobbying en se servant outils tels que modules de formation, les codes éthiques, manuels administratif, financiers, matériels.

Echange de bonnes pratiques en matière de LTA

 

Aujourd’hui, nous vivons dans un monde en mutation avec plusieurs défis. Les nations, les groupes sociaux, les individus s’isolent les uns des autres. La plupart de ces défis sont liés à la mauvaise gouvernance : la légitimité, la transparence et la redevabilité. On peut alors s’interroger sur le rôle que pourrait jouer les organisations de la société civile. Pour faire face à cette situation, le Repongac a inscrit la thématique LTA parmi ses priorités jouant ainsi le rôle de meneur dans la sous-région d’Afrique centrale. Il organise des activités de renforcement des capacités, de sensibilisation, des campagnes publiques, de plaidoyer et de lobbying en se servant outils tels que modules de formation, les codes éthiques, manuels administratif, financiers, matériels.

 

Le monde autour de nous change sans cesse. Certaines mutations améliorent les conditions de vie de pans entiers de l’humanité. Mais un sentiment d’urgence nous habite aujourd’hui,  car, ces dernières années, nombre de transformations ressemblent à des noirs nuages qui s’accumulent à l’horizon. Les logiques d’affrontement qui avaient perdu de leur force à la fin de la deuxième guerre mondiale, puis à la fin de la guerre froide, reprennent de la vigueur. Beaucoup de personnes et de groupes imaginent que la seule solution est, désormais, de se barricader, de vivre entre soi, de fermer ses portes et de financer des milices, des forces de police ou des armées pour se protéger. Les nations, les groupes sociaux, les individus s’isolent les uns des autres.

En Afrique centrale, on est hyper connectés, mais nous avons de plus en plus de mal à vivre ensemble, à comprendre des personnes qui ne pensent pas comme nous, à nouer des liens au-delà du petit cercle de nos familiers. En même temps, dans les relations intimes, les déchirements se multiplient. Mais dans le même temps, les risques que chacun court sont mondialisés. Tout est interconnecté, l’économie, comme l’information et par ailleurs, ni les microbes, ni le climat n’ont de frontière. Nos vies étriquées affrontent, ainsi, les risques globaux qui les affolent.

Le tableau est sombre et pourrait nous désespérer. Mais l’appel aux chrétiens demeure : être  la lumière du monde et le sel de la terre un rôle qui conviendrait le mieux aux Organisations de la Société Civile dans une société qui se délite et perd progressivement ses repères.

On constate ces dernières années une diminution des inégalités entre pays en faveur de l’explosion des inégalités au sein de chaque pays du fait de l’enrichissement énorme d’une toute petite minorité. Toutes ces mutations de l’innovation technique, la dépendance à la révolution  industrielle ; les bouleversements de la vie quotidienne, le travail et l’économie, les modes de vie ne cessent  d’être bousculés ;  la vie familiale s’est retrouvée largement fragilisée ; mêmes dans les familles stables, les différents membres de la famille se voient moins souvent qu’autrefois, chacun est dispersé à droite et à gauche.

Au regard de toutes ces situations, il est difficile de se laver les mains de telles mutations en pensant qu’elles ne nous concernent pas.

Le Réseau des plateformes nationales d’ONG d’Afrique Centrale en sigle REPONGAC œuvrant dans 11 pays à savoir l’Angola, le Burundi, le Cameroun, le CONGO, Le Gabon, la Guinée Equatoriale, la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo, le Rwanda, la République Démocratique de Sao Tomé et principe et le Tchad a observé plusieurs autres mutations liées à la mauvaise gouvernance dans les organisations étatiques , privées et non gouvernementales. Ce constat amère l’a poussé à faire de la légitimité, la transparence et la redevabilité un thème central de son action afin d’apporter sa contribution à l’amélioration de la Gouvernance.

Les fis liés à la légitimité, à la transparence et à la redevabilité

En Afrique francophone en générale et en particulier en Afrique centrale, la question de la légitimité des dirigeants est une priorité parce qu’ils sont élus sur le papier à l'issue d’un processus dont la transparence est mise en doute dans plusieurs cas. Le débat sur les limitations des mandats qui nous a été imposé n’est pas adapté à notre situation actuelle. Il y a des violences électorales chaque cinq ou sept ans et des coups d’Etat constitutionnels sont fomentés. Le dossier de la corruption des deniers publics sont déplorés presque dans tous les pays mais dans certains pays c’est en termes des millions des dollars qui sont détournés et l’impunité reste le mode en vigueur car les systèmes judiciaires sont en panne et pendant ce temps la population broie le noir et vit dans les conditions infrahumaines.

Actions pour faire face aux défis

Par ailleurs, beaucoup d’initiatives individuelles, communautaires ou autres se constituent en ONG pour fuir le système fiscal parfois inadapté pour les organisations sans but lucratif.

La Redevabilité envers les populations affectées (AAP pour son sigle en anglais), Redevabilité sociale, Communication bilatérale, retour de l’information, les rumeurs etc. sont les préoccupations de REPONGAC car même au sein des OSC, la question de la redevabilité, de la légitimité et de la transparence est  majeurs.

Pour apporter ses contributions, le REPONGAC organise des activités de renforcement des capacités de ses membres en gouvernance interne. Car pour être le donneur de leçons, il faut être soi-même un modèle et un exemple.

A cet effet, il organise des journées portes ouvertes, des journées des réflexions regroupant acteurs de la société civile, acteurs étatiques, la police etc. ; les actions d’alerte précoce en période électorale avec les femmes, les jeunes étant donné que les jeunes représentent une majorité démographique, une force considérable qu’il faut orienter ; la sensibilisation des populations et des chefs d’entreprises publiques en organisant des tribunes populaires.

 

Concerne de la redevabilité des populations affectées 

 

La redevabilité envers les populations affectées implique une utilisation éthique et responsable du pouvoir et des ressources. Ce principe consiste à placer les besoins et les intérêts des personnes et des communautés desservies au cœur du processus de décision et à obtenir les résultats les plus adaptés et les plus utiles pour elles, tout en préservant leurs droits et leur dignité en améliorant leur résilience face à des situations de vulnérabilité et de crise. Concrètement, cela signifie que ces populations (y compris les enfants et les adolescents) ont leur mot à dire quant aux décisions affectant leur existence, reçoivent les informations dont elles ont besoin pour prendre des décisions éclairées, ont accès à des mécanismes de traitement des plaintes et de retour d’informations sûrs et adaptés à leurs besoins, et bénéficient d’une aide équitable en fonction de leurs besoins, de leurs priorités et de leurs préférences.

 

La redevabilité sociale est un processus ascendant, à l’initiative des citoyens, qui consiste à obliger les institutions publiques (notamment les prestataires non étatiques qui fournissent des services pour des organismes gouvernementaux) à rendre des comptes. Elle passe par une participation concrète aux prises de décisions afin d’orienter les politiques, les plans et les budgets, et par des initiatives qui permettent aux communautés de demander des comptes aux porteurs de devoirs.

 

Le retour d’informations est l’expression d’une opinion positive, négative ou neutre, dont un membre d’une communauté fait part à une organisation concernant ses programmes et/ou le comportement de son personnel et de ses représentants. Ce retour d’informations peut être sollicité (recueilli suivant des indicateurs prédéfinis et via des canaux spécifiques) ou non (informations concernant tout sujet potentiel communiquées à tout moment).

 

Une rumeur est une information à la véracité incertaine ou douteuse qui se répand rapidement parmi la population et doit être démentie par des informations précises. Une rumeur peut concerner des risques ou des maladies, ou porter sur des personnes ou des organisations. Les rumeurs ont de graves effets négatifs sur la mise en œuvre des programmes et le comportement des populations.

 

La communication bilatérale (communication avec les communautés) désigne les processus et activités qui  répondent aux besoins des populations affectées en matière d’information et de communication. Elle part du principe selon lequel l’information et la communication constituent des formes d’aide indispensables. L’objectif recherché est d’établir un dialogue entre les populations affectées et les intervenants en utilisant tous les moyens de communication disponibles et appropriés.

 

L’organisation des tribunes populaires, des assemblées générales de organisations membres de la société civile, permet de recourir  à la redevabilité envers les populations affectées (AAP)  une notion relativement transparente : les acteurs de l’aide humanitaire et du développement sont en effet tenus de rendre des comptes aux personnes qu’ils aident, y compris en temps de crise. En pratique, cela signifie que dans le cadre de notre organisation et à titre individuel, nous devons nous comporter de manière éthique à l’égard des communautés et des personnes bénéficiaires, et coopérer réellement et de façon globale avec elles afin de connaître leur avis et leurs retours d’informations, mais également de leur apporter rapidement une aide appropriée, utile et répondant aux véritables besoins exprimés.

Le renforcement des capacités des organisations membres en matière de gestion permet de  de mettre en place des outils appropriés pour assurer une gestion transparente et fiable pour plus de crédibilité vis-à-vis des membres, des bénéficiaires de service et de l’Etat qui reconnaît l’existence officielle de chaque organisation.

 

En matière de LTA, le REPONGAC a organisé pas mal d’activités et à cause de manque de ressources financières suffisantes, il a limité ses interventions en République Démocratique du Congo, en République du Congo, au Cameroun, au Tchad et en République centrafricaine.

 

Cette thématique est essentielle pour apporter des améliorations dans tous les domaines de la vie de chaque pays. C’est donc important d’encourager les pays à y travailler activement sur cette thématique pour rendre les organisations nationales efficaces, visibles, crédibles et inclusives.

Devant  les espérances brouillées et les grandes peurs de ce début du XXI siècle qui entraîne la restriction du politique, les espoirs et désespoirs des sociétés contemporaines profondément divisées, comment l’espérance de la société civile, s’est-elle positionnée et se positionne-t-elle par rapport à cette problématique de légitimité, de transparence et de redevabilité de notre gouvernance collective ? Nous avons la certitude que dans un monde en mutation, la société civile devrait être le sel de la terre pour ainsi paraphraser FREDERIC DE CONINCK qui nous demande de prendre la place d’un chrétien qui regarde le monde d’aujourd’hui et qui se demande à quoi Dieu l’appelle.

      

                                                                         Fait à Kinshasa

 

                                                                         Pour la Coordination Régionale du REPONGAC